Exposition de photographies reportage "Les Forçats de l'Or" de Julien Chraibi - Du 25 février au 27 mars 2020 - Salle de réunion à la mairie de Capvern

Publié le par Mairie de Capvern

Julien Chraibi, photographe reporter et artiste connu sur Capvern pour avoir participé aux Festivals "Oh Lézard de la Rue" à travers différentes réalisations (photographies à l'école, fresque à la salle sous mairie, ...) vous présentera une exposition d'un reportage photographique réalisé en 2003 au confins du Burkina Faso intitulé "les forçats de l'Or" du 25 février au 27 mars 2020.

Cette exposition est accessible du lundi au vendredi aux horaires d'ouverture de la Mairie à la salle de réunion au 1er étage.

 

 

Mot de l'auteur - Présentation de l'exposition

 

LES FORÇATS DE L’OR

Début 2003 un homme creuse un puits et trouve une minuscule pépite. C’est un paysan il vit de la culture du mil, c’est au sud du Burkina-Faso dans un lieu desservi par aucune route, un hameau d’une centaine de personne. Il en parle autour de lui et décide de vendre le grain d’or à la ville de Banfora située à une quarantaine de kilomètres. S’ensuit une incroyable ruée vers l’or, des milliers de personnes affluent en quelques jours, une ville de plus de 10 000 habitants voit le jours en l’espace de quelques semaines. La règle est simple : une pelle et en avant.  En réalité c’est un tout autre jeu qui se met en place celle de l’exploitation de l’homme par l’homme avec le cynisme froid de la survie. Chacun cherche la lumière dans des galeries étroites, non étayés, à moins 30, 40, 50 mètres creusant sous la nappe d’eau pour taire la faim. Cette situation n’est pas exceptionnelle, elle se répète partout sur terre, pour la seule république du Congo se sont plus de deux millions de mineurs informels. L’or n’est que le métal le plus courant parmi les métaux précieux, le manganèse, le tantale, les terres rares sont tout autant prisés et produits dans des conditions atroces.

Ces hommes, femmes et enfants sont les premiers maillons informels de la chaine industrielle : tous nos objets électroniques possèdent un peu de cette sueur mêlée de boue et bien souvent de sang.

Julien Chraïbi

 

 

GRAND PRIX PARIS MATCH DU REPORTAGE.

Projection d’un documentaire et débat, « qu’y a t’il dans nos téléphone » ?

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